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Conférences
30 sep. 2014
Orléans, FRAC

Architecture + Expérimentation est un cycle de conférences initié en 2012 par la Maison de l’Architecture du Centre et le Frac
Centre.
La Maison de l’Architecture du Centre, lieu de « démonstration » de l’actualité en architecture, vise à injecter de nouveaux
débats dans la région. Elle cherche à faire découvrir, partager et comprendre l’architecture d’aujourd’hui et à interroger tous les
enjeux de construction et d’aménagement propres à la région Centre.
Le Frac Centre (Fonds Régional d’Art Contemporain de la région Centre) est quant à lui orienté sur le rapport entre art et architecture.
Sa collection comprend de nombreux projets d’architecture expérimentale, des années 1950 à aujourd’hui. La diffusion de l’art et de l’architecture dans sa dimension la plus innovante fait partie de ses missions.
La Maison de l’Architecture du Centre et le Frac Centre mutualisent avec le cycle Architecture + Expérimentation leur intérêt commun pour les projets d’architecture tournés vers la recherche.
Ce cycle s’appuie sur des architectes de la collection du Frac ou sur l’actualité. Au-delà de l’architecture, ce sont aussi l’urbanisme,
le design, le paysage et la création artistique qui sont évoqués.
Le public est ainsi invité à entendre la parole singulière de ces architectes, français ou étrangers, qui présentent leur métier et
leurs passions et réalisations.
De 2012 à 2014 ont été invités : Édouard François, Marc Fornes & THEVERYMANYTM, Christophe Ponceau (ruedurepos), Enric
Ruiz-Geli (Cloud 9), Didier Faustino, Kengo Kuma.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse

Lauréat du Grand Prix national d’architecture en 1999, l’architecte italien d’origine lituanienne Massimiliano Fuksas (né en 1944
à Rome) cumule les commandes partout dans le monde. De Hong Kong à Francfort, de New York à Marseille, ses réalisations
s’imposent par leur radicalisme, par la force de leur expressivité et par leur diversité.
Venu tardivement à l’architecture, Massimiliano Fuksas s’adonne d’abord à l’art de la peinture, avec lequel il conserve jusqu’à ce
jour un rapport privilégié et « matriciel », qui inspire l’élaboration de ses projets. En 1967, deux ans avant l’obtention de son diplôme
d’architecte à l’université La Sapienzia, Fuksas crée sa première agence à Rome et en ouvrira une deuxième à Paris, en 1989.
Gymnases et cimetières sont les premiers programmes auxquels il s’intéresse alors : la façade néoclassique violemment basculée du
gymnase de Paliano (1979-1985), les objets abandonnés dans une « maison » du Cimetière de Castellana (1985-1993) rejettent tout
académisme et redéfinissent les procédures mêmes de conception.
Avec l’Îlot Candie-Saint Bernard à Paris (1987-1996), l’une de ses premières constructions en France, Fuksas édifie une ample vague
de zinc qui unifie dans un même élan toitures et façades.
La puissance sculpturale de ses constructions, née de la tension entre des forces et des masses contradictoires, s’exprime également
à la Médiathèque de Rezé (1987-1991) ou à la Grotte de Niaux, dans l’Ariège (1988-1993), où une monumentale structure-sculpture en
acier Corten surgit de l’entrée du site préhistorique.

Exploitant les contradictions de chaque contexte, Fuksas envisage ses bâtiments comme des « géographies » à la plasticité
structurante : l’articulation dynamique des volumes, le jeu des systèmes de connexions, le travail du vide, de la lumière et
des interstices composent une série de séquences spatiales comparables à une succession de paysages (par exemple au
Parc des expositions de la Foire de Milan, 2002-2005). Avec la contribution de Doriana Fuksas, son épouse, l’architecte
déploie de spectaculaires rubans colorés, rampes ou escaliers qui interconnectent tous les niveaux et offrent aux visiteurs des
« horizons » mobiles : les boutiques Emporio Armani de Hong-Kong (2001-2002) ou New York (2007-2009), le Centre commercial
MyZeil de Francfort-sur-le-Main (2002-2009), le nouveau Centre des congrès de l’EUR à Rome (1998-2013) au volume central
suspendu comme un nuage, multiplient ainsi les événements spatiaux.
Toujours en quête d’expérimentations, énergique et tendue, l’architecture de Fuksas associe la virtuosité du high-tech à la
dimension massive et tellurique du monolithe, pour défier des modes constructifs éprouvés et concevoir des lieux chargés
d’émotion.

Commissaire de la Biennale internationale de Venise en 2000, Massimiliano Fuksas a livré en 2012 le lycée hôtelier Georges Frêche
à Montpellier, ainsi qu’un bâtiment public à Tbilissi, en Géorgie, coiffé de 11 gigantesques pétales de béton. Il réalise actuellement
l’un des plus grands aéroports du monde à Shenzhen.