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30 mai. 2011 - 03 juin. 2011
Berlin
  • © Emmanuel Alassoeur
    © Emmanuel Alassoeur

En 2011 la Maison de l’Architecture du Centre avait réalisé un voyage d’études dans la capitale allemande. Le voyage était articulé autour de cinq thématiques permettant de comprendre le développement architectural et urbain depuis les interventions de l’architecte néo-classique Karl Friedrich Schinkel jusqu’aux réalisations les plus récentes de David Chipperfield.

La première journée était consacrée à la découverte du Berlin contemporain visant à comprendre le dense maillage urbain. L’architecture de la « République de Berlin » se traduit par une architecture transparente comme le montre avant tout la coupole du Bundestag réalisé par Sir Norman Foster en 1995 se trouvant en même temps en continuité aux réalisations à Bonn pour mettre d’avantage en avance l’esprit démocratique de la république fédérale.  L’architecture s’affirme par ailleurs par une nouvelle monumentalité qui s’oriente à l’échelle de la ville de Berlin actuelle à travers les quartiers du gouvernement de l’agence berlinoise Schultes et Franke et qui s’inspire d’ailleurs des grands pionniers dans la matière comme l’architecte américain Louis Kahn. La dimension politique se traduit également par une nouvelle approche concernant le travail sur la mémoire quant aux victimes du régime national-socialiste se manifestant par le Mémorial de l’holocauste de Peter Eisenman et par le site « Topographie de la Terreur » commémorant les victimes de la Gestapo.

Pour vraiment comprendre le « fonctionnement » architecturale et urbaine de Berlin contemporain il faut se mettre à la découverte des différentes strates historiques.  Le voyage a donc permis de donner un aperçu sur le développement du 19ème siècle en passant du « plan idéal » du Schinkel aux réalisations de la République de Weimar en visitant l’architecture industrielle de cette époque, l’Archive du Bauhaus de Walter Gropius ainsi qu’un lotissement de l’architecte Bruno Taut de 1926, classé par l’UNESCO depuis peu. Une prochaine étape visait à donner une compréhension de l’architecture totalitaire à travers l’immense aéroport de Tempelhof de 1938 dont le bâtiment central s’étale sur plus d’un kilomètre de longueur et le stade olympique de 1936 pour passer après aux deux politiques de reconstruction à l’Est et à l’Ouest après 1945. Avec la « Stalinallee », comme copie de l’architecture stalinienne de la Russie soviétique et avec l’Exposition internationale de la construction s’inspirant de la Charte d’Athènes et la Philharmonie d’Hans Scharoun sur le « Kulturforum » la Guerre froide avait atteint pendant les années 1950 la dimension architecturale. C’est sous la notion de la « reconstruction critique » - la version berlinoise de l’architecture postmoderne – que l’on peut comprendre le développement dans Berlin Ouest  depuis les années 1980 avec les réalisations d’Aldo Rossi, de Rob et Léon Krier ou encore de John Hejduk qui s’étale jusqu’à la construction de la Place de Potsdam (Renzo Piano, Rafael Moneo, Hans Kollhoff).

Aujourd’hui la séparation de la ville intervenue de façon radicale le 13 aôut 1961 avec la construction du mur de Berlin devient de moins en moins perceptible – l’architecture contemporaine avec la nouvelle bibliothèque universitaire de l’architecte suisse Max Dudler ou la Fondation Heinrich Böll de e2a permettent de plus en plus effacer les traces de presque 40 ans de séparation et de créer finalement l’image d’un Berlin unifié après plus que 20 de réunification.

 

 

 

  • © Emmanuel Alassoeur
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